RGPD : Vérité en Deçà des Pyrénées, Erreur au-Delà 

Il est bon d’écouter l’avis de ceux qui nous contentent. Et l’avis contraire également. Question de perspective. Et de pratiques démocratiques, paraît-il. Pas la peine d’avoir fait le tour de la planète pour comprendre que la « Vérité » diverge selon les valeurs. Et les intérêts. #LeSaviezVous ?

 « Vérité en Deçà des Pyrénées, Erreur au-Delà ». Appliquée à la gestion des données numériques, ou au contenu digital tout court, comment se traduit cette citation ? Jetons un coup d’œil sur la façon d’évaluer le Règlement Général de la Protection des Données (RGPD) Outre-Atlantique.

RGPD. In Lex Veritas ?

Le site web de la CNIL, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés en France, explique la mise en vigueur de la RGPD comme suit : “Le 25 mai 2018, le règlement européen sera applicable. De nombreuses formalités auprès de la CNIL vont disparaître. En contrepartie, la responsabilité des organismes sera renforcée. Ils devront en effet assurer une protection optimale des données à chaque instant et être en mesure de la démontrer en documentant leur conformité.”

Pour comprendre comment le renforcement du contrôle des données est perçu Outre-Atlantique, je vous invite à visiter le site du New York Times et à lire l’article publié  le 19 mars 2018 sous le titre : “Europe’s Planned Digital Tax Heightens Tensions With U.S.” (La Taxe sur le Numérique Attendue en Europe Accentue les Tensions avec les États-Unis). Le RGPD est-il donc vu comme un moyen qui sert à récolter plus de taxes ?

Contrôle sur le Contenu Digital = Protection ou Sanction Financière ?

Sans s’attarder, et pour une mise en bouche rapide, je vous propose donc mon adaptation de l’anglais vers le français du premier paragraphe :

“WASHINGTON – Une tentative mondiale visant à empêcher les grandes entreprises et les multinationales de transférer leurs bénéfices à des pays à faible taux d’imposition déclenche un conflit entre les États-Unis et l’Europe, alors que les dirigeants des deux côtés de l’Atlantique tentent d’imposer de nouvelles taxes aux entreprises étrangères.”

Le contrôle sur le contenu digital est-il une couche de protection supplémentaire à la Loi des Libertés Informatiques déjà existante en France, ou un moyen de récolter des sanctions financières ? Ou encore une arme politico-économique, l’occasion de se se lancer des fleurs des deux côtés de l’Atlantique ?

La Liberté de Jugement n’appartient qu’à vous, chers lecteurs…

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